Entretien des roses: les 5 erreurs principales

Kathrin Auer Kathrin Auer

Ce n'est que lorsque les rosiers sont correctement entretenus qu'ils offrent leur beauté saine et abondamment fleurie au jardin. Examinons les erreurs les plus courantes.

Rosier arbustif à fleurs roses

Pendant les mois d'été, les roses déploient toute leur gloire – à condition de bénéficier d'un emplacement et de soins appropriés

Un jardin sans roses? Pour beaucoup, c’est inimaginable! Pour obtenir des brassées de roses, il faut toutefois tenir compte de quelques éléments lors du choix de l'emplacement, et lors de l'entretien de ces nobles arbustes. En évitant les erreurs suivantes, vous conserverez la santé et la vitalité de vos rosiers à massif, de vos rosiers arbustifs, de vos hybride de thé ou de vos grimpantes.

Erreur n°1: Mauvais emplacement

Presque aucune rose ne se sent à l'aise à l’ombre: la plupart des variétés aiment les emplacements ensoleillés et abrités, mais toujours venteux, dans le jardin. Les températures élevées sont modérées par la brise, et les feuilles peuvent sécher rapidement après une averse. Il leur faut au moins cinq à six heures de soleil par jour. Mais n’exagérez pas non plus: contre un mur lumineux orienté sud, les feuilles brûlent facilement. Les roses ont également leurs exigences en ce qui concerne le sol. Dans un sol argileux ou limoneux dense, un engorgement peut facilement se produire, et infliger des dégâts. Les racines le préfèrent aéré: Pour rendre le sol plus meuble, incorporez un peu de sable. Pour amender un sol trop léger, ajoutez-y du terreau ou de l'humus. Notez également que les roses peuvent souffrir de la fatigue du sol: Par conséquent, si possible, plantez les rosiers à un endroit où aucun rosier n’a poussé auparavant.

Planter des roses en pot

Les rosiers préfèrent les endroits ensoleillés, et les sols meubles, riches en humus

Erreur n°2: Ne pas du tout couper les roses, ou le faire incorrectement

On a très vite fait de rater la taille d’un rosier. Il ne faut pas négliger la taille des roses, car sinon, les arbustes perdront en vitalité et en floribondité. Le moment optimal pour la taille est généralement le printemps, lorsque les forsythias sont en fleurs. Afin d'éliminer les terrain propice aux maladies, commencez par enlever toutes les pousses mortes, malades et endommagées. Le reste de la taille dépend de la variété. En règle générale: les rosiers à massif et les hybrides de thé à floraison fréquente peuvent être coupés à environ un tiers de leur hauteur, les rosiers arbustifs à floraison fréquente à environ deux tiers. Dans le cas des rosiers grimpants, qui fleurissent plus souvent, coupez environ la moitié des tiges secondaires. Attention: ne taillez les rosiers à fleurs simples seulement si nécessaire, et après la floraison d'été.

Erreur n°3: Arrosage incorrect et trop fréquent

Les roses font partie des plantes à racines profondes, qui peuvent puiser l'eau dans les couches inférieures du sol. Cependant, immédiatement après la plantation et en cas de sécheresse prolongée, elles ont désespérément besoin d’arrosages supplémentaires. Il est préférable d'arroser vos rosiers à la première heure du matin et non sous le soleil brûlant de midi, pour éviter les brûlures. Vous devez éviter à tout prix de mouiller les feuilles: cela favoriserait la propagation de maladies fongiques telles que le Marsonia ou le mildiou. Votre mot d’ordre: arroser abondamment une ou deux fois par semaine plutôt que de donner de petites quantités d'eau tous les jours.

Arrosage des roses

L'humidité offre un terrain propice aux maladies fongiques. Il faut systématiquement arroser les rosiers au niveau du sol

Erreur n°4: Fertilisation incorrecte ou insuffisante

Les besoins en nutriments des roses ne doivent pas être sous-estimés. Ces arbustes à fleurs sont très gourmands et préfèrent un sol neutre à légèrement acide. La première fertilisation se fait juste au printemps, après la taille principale. Les connaisseurs fournissent à leurs rosiers du fumier de bovins bien étalé, ou en granulés, mais aussi des engrais organiques pour rosiers. Vous pouvez les répartir sur la zone racinaire, et le faire pénétrer horizontalement dans le sol. Si une analyse de sol a montré que le sol contient suffisamment de phosphore et de potassium, une farine de corne suffira. Après la taille d'été, il est bon de fertiliser une seconde fois les rosiers les plus floribonds, de préférence avec un engrais minéral tel que l’engrais bleu, à effet rapide. Mais attention: le dosage doit alors être de 25 grammes maximum par mètre carré. la dernière fertilisation en azote ne doit pas dépasser début juillet. Sinon, les pousses n'arriveront pas à maturité avant l'hiver et seront susceptibles d'être endommagées par le gel.

Les engrais minéraux tels que le grain bleu sont particulièrement adaptés

Les engrais minéraux, tels que le bleu, sont particulièrement adaptés à un apport rapide de nutriments aux plantes. Pour les roses, cependant, il faut le doser avec parcimonie

Erreur n°5: Négliger la protection hivernale

Malheureusement, toutes les variétés de roses ne sont pas complètement rustiques, et les cicatrices de greffe, en particulier, sont très sensibles au gel. En l'absence de protection hivernale, vos roses risquent d’être endommagées non seulement par le froid, mais aussi par les vents asséchants et le soleil d'hiver. En automne, lorsque les premières gelées sont imminentes, vous devez donc passer à l’action. Empilez de la terre à la base des pousses et, dans la mesure du possible, couvrez les pousses qui dépassent avec des broussailles de conifères, à la manière d'une tente. Pour les roses à longues tiges, enveloppez toute la couronne de tissu molletonné ou de jute.

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