Les 5 plus grandes erreurs dans la culture des concombres

Kathrin Auer Kathrin Auer

Pour que les concombres produisent en abondance et surtout produisent des fruits délicieux, il vaut mieux connaître et éviter les plus grandes erreurs dans leur culture. Alors, plus rien ne s’oppose à une abondante récolte.

Concombres

Les concombres aiment la chaleur et l’humidité. En évitant les erreurs de culture les plus fréquentes, on peut espérer rapidement une récolte abondante

Que les fruits soient petits, ronds ou très grands: Les concombres (Cucumis sativus), de la famille des cucurbitacées (Cucurbitaceae), sont un grand classique au potager. Toutefois tous les concombres ne sont pas identiques. Tandis que les concombres ou concombres serpent sont la plupart du temps cultivés sous serre, les cornichons conviennent à la culture de plein champs.

Erreur n°1: Semer ou planter les concombres trop tôt

En général, les concombres demandent beaucoup de lumière et de chaleur. Par conséquent, attendez pour semer directement les cornichons de plein champ que le sol soit suffisamment réchauffé (13°C minimum). Il est préférable de n’installer les jeunes plants dans le carré de légumes qu’après les Saints de glace à la mi-mai. Un film noir pour paillage est efficace pour les semis précoces, il augmente la température du sol d’environ 4°C. Un voile ou des pots en verre renversés sur les jeunes plants peuvent aussi servir d’accumulateurs de chaleur.

Planter les concombres

Il est préférable d’attendre jusqu’au mois de mai pour repiquer les concombres. Ce légume d’été a besoin d’un sol humifère, meuble, qui peut se réchauffer rapidement et stocker l’eau suffisamment

Les concombres sont souvent élevés à la maison et cultivés ensuite dans l’atmosphère chaude et humide d’une serre. Ici aussi, il ne faut en aucun cas commencer les semis trop tôt: les graines ne sont semées en pot que 2 à 3 semaines avant d’être repiquées. Sinon les jeunes plants sont trop grands avant d’être installés au potager ou dans la serre. Les graines de concombre germent le plus rapidement par 25 à 28°C, après la germination, il faut les mettre un peu plus au frais (19 à 20°C). Les concombres sont repiqués dès qu’ils ont formé 2 vraies feuilles.

Erreur n°2: négliger le sol

Fertiliser les jeunes plants de concombre

Du fumier de cheval un peu composté ou du compost mûr procurent aux jeunes concombres un départ optimal

Peu importe, en plein champ ou sous serre: les concombres font partie des légumes gourmands et ils ont besoin d’un sol meuble, humifère. Comme ils ont des racines superficielles, le sol ne doit en aucun cas être boueux. Veillez par conséquent à une bonne structure du sol en particulier quand il est lourd. Le fertilisant idéal pour les concombres est du fumier de cheval à moitié décomposé, contenant de la paille, que l’on intègre dès la préparation de la plate-bande (environ 5 litres par mètre carré). A la place, on peut aussi utiliser du compost mûr enrichi de paille hachée. Un paillis de paille ou de tonte de gazon entre les végétaux est aussi utile: il garde le sol meuble et humide pendant toute la durée de culture. Et attention: il ne faut pas cultiver les concombres au même endroit à nouveau avant quatre ans, sinon le sol s’épuise.

Erreur n°3: ne pas tenir compte des distances et des tuteurs

Quand on cultive des concombres, on est souvent confronté au vrai ou au faux mildiou. Pour éviter ces maladies cryptogamiques, il faut respecter certains points dès la plantation. D’une part, il est important que les distances de plantation soient suffisantes. Sous serre, 130 à 170 centimètres entre les rangs et 45 à 55 centimètres dans les rangs sont conseillés. Pour les cornichons de plein champ, on estime 100 x 40 centimètres. Pour que les végétaux ne reposent pas directement sur le sol et puissent sécher, il est conseillé de leur ajouter des tuteurs. Certes, cela n’est pas absolument nécessaire pour les cornichons de plein champ, mais en principe, tous les concombres peuvent être tuteurés. Sous serre, les concombres se conduisent de préférence sur des cordes. En plein champ, on peut utiliser des supports en piquets de bois et tuteurs pour haricots.

Erreur n°4: mal arroser les concombres

Pour un rendement constant et satisfaisant, les concombres doivent être continuellement arrosés. En règle générale: un plant a besoin de 12 litres d’eau par kilo de concombre récolté. Le besoin en eau est particulièrement élevé quand les premiers fruits se forment. En cas de sécheresse aussi, il faut arroser régulièrement: arrosez alors chaque jour avec de l’eau tempérée, qui a reposé, et de préférence dès le matin. De cette façon, vous pouvez aussi empêcher la formation de fruits amers. De plus, lorsque les plantes passent la nuit au sec, le faux mildiou ne trouve pas de terrain favorable. En prévention, n’arrosez aussi qu’au niveau des racines.

Erreur n°5: oublier de fertiliser et d’ébrancher les concombres

Pendant la phase de croissance, les concombres n’ont pas seulement besoin d’eau en abondance, mais les apports d’engrais ne doivent pas non plus manquer. Les engrais organiques pour légumes sont recommandés car ils libèrent leurs nutriments lentement et durablement. Les jardiniers bio ne jurent par ailleurs que par le purin de consoude ou le purin d’orties, riches en potassium, que l’on dilue avec de l’eau dans les proportions 1/10. Pour une croissance en bonne santé, il est en outre conseillé d’éclaircir modérément le feuillage dense. Rabattre, jusqu’à environ 80 cm de hauteur, toutes les tiges secondaires à chaque fois après la première feuille est une méthode qui a fait ses preuves. Il est aussi recommandé de rabattre les tiges principales pour qu’elles ne deviennent pas trop longues. Concernant la récolte, sachez que: plus la cueillette est fréquente, plus la production de nouveaux fruits est abondante.

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